16099 shaares
Transcription d'un excellent discours de Steve Albini (Shellac, producteur de plus d'un millier de disques dont Nirvana, les Pixies, Neurosis, etc.) autour de l'état du marché de la musique pré et post internet. C'est très complet, tout y passe, les maisons de disques parasites et limites mafieuses, les artistes sous-payés, le CD qui devient un outil de promotion du live alors que c'était l'inverse auparavant, le copyright madness, le domaine public et j'en oublie.
C'est long mais c'est vraiment à lire. Et comme me le disait un pote, ce sont effectivement pas mal de choses dont bcp étaient déjà conscients, mais l'entendre de la bouche d'un professionnel de la musique aussi accompli qu'Albini, ça fait du bien.
Quelques extraits tout de même :
« (Les coûts) engendrés par la fabrication d’un disque n’étaient pas pris en charge par les labels, si ce n’est au tout début du projet, mais étaient amortis et récupérés sur les revenus que les groupes tiraient de leurs royalties. (...) En fait, toute dépense qui pouvait être associée à un groupe ou un disque était finalement payée par le groupe, et non par le label. En optant pour le CD plutôt que le vinyle comme support dominant, les labels ont pu facilement vendre un objet pratique, compact, que l’on puisse écouter sans problème. Leurs marges bénéficiaires ont alors explosé et – le CD se vendant deux fois plus cher que le vinyle alors que ses coûts de fabrication, d’envoi et de stockage étaient bien moindre – l’argent coulait à flot. »
« De deux choses l’une: soit l’argent était donné en termes de royalties au groupe qui l’aurait dépensé en dehors du système, dans des maisons, de l’alimentaire ou dans des études; soit il était offert à d’autres intervenants de l’industrie, ce qui ne faisait qu’accroitre l’influence et le prestige du généreux donateur. C’est comme si votre patron, plutôt que de vous donner votre salaire, le filait en votre nom à des amis ou des associés. »
« Vous avez peut être remarqué que, dans ma description du marché de masse et de l’industrie de l’ère pré-internet, j’ai peu fait allusion au public et aux groupes. Ces deux extrémités du spectre étaient alors difficilement considérées par le reste du business. »
« Il y a quelques années, mon groupe a monté une tournée en Europe de l’Est. Nous sommes allés en République Tchèque, en Pologne, en Croatie, en Slovénie, en Macédoine, en Bulgarie, jusqu’en Turquie. (...) On a joué devant des salles combles, de même taille qu’ailleurs, et le public semblait familier avec notre musique. La grosse différence est que chacune des villes visitées n’a littéralement jamais vendu le moindre de nos disques. 100% de notre renommée là-bas s’est faite de manière informelle, par le biais d’internet ou de la main à la main. »
« L’ancien système était pensé par l’industrie dans le but de servir ses propres pions. Le nouveau, celui ou la musique est partagée de manière informelle et ou les groupes sont en contact direct avec leurs fans, l’a été par les groupes et les fans, sur le modèle de l’ancien underground. »
« En parallèle, les revenus des groupes générés par le live ont également augmenté. Le mien, par exemple, joue depuis 20 ans dans quasiment toujours les mêmes salles. Je devine que vous vous dites que notre public en a marre, pourtant certaines d’entre elles nous payent plus qu’il y a 10 ou 15 ans. Il arrive qu’on nous paye maintenant 4000 ou 5000 quand elles nous payaient 400 ou 500. »
« Les consommateurs (...) est ce qu’ils ont déjà eu leur mot à dire quand leur musique a été compressée, taguée, protégée contre la copie, ou rendue effaçable? Est ce qu’ils ont eu le choix quand iTunes a automatiquement téléchargé le nouvel album de U2 dans leur discothèque? Bien sûr que non. Toutes ces choses ont été décidées, et nous avons dû nous y soumettre. N’avoir plus qu’à se plaindre ou se rebeller n’est pas la même chose que d’être impliqué dans des décisions. »
« Je ne pleure donc pas la perte de ces grands bureaux inefficaces qui ont disparu durant cette mutation, même si je suppose que certaines personnes sont au chômage. Mais il s’est passé la même chose quand l’automobile a remplacé le cheval: tous les forgerons ont dû s’adapter, passer leur temps à faire des portes de jardin plutôt de des fers de chevaux. »
(via http://links.aurem.org/?uPO2FQ)
C'est long mais c'est vraiment à lire. Et comme me le disait un pote, ce sont effectivement pas mal de choses dont bcp étaient déjà conscients, mais l'entendre de la bouche d'un professionnel de la musique aussi accompli qu'Albini, ça fait du bien.
Quelques extraits tout de même :
« (Les coûts) engendrés par la fabrication d’un disque n’étaient pas pris en charge par les labels, si ce n’est au tout début du projet, mais étaient amortis et récupérés sur les revenus que les groupes tiraient de leurs royalties. (...) En fait, toute dépense qui pouvait être associée à un groupe ou un disque était finalement payée par le groupe, et non par le label. En optant pour le CD plutôt que le vinyle comme support dominant, les labels ont pu facilement vendre un objet pratique, compact, que l’on puisse écouter sans problème. Leurs marges bénéficiaires ont alors explosé et – le CD se vendant deux fois plus cher que le vinyle alors que ses coûts de fabrication, d’envoi et de stockage étaient bien moindre – l’argent coulait à flot. »
« De deux choses l’une: soit l’argent était donné en termes de royalties au groupe qui l’aurait dépensé en dehors du système, dans des maisons, de l’alimentaire ou dans des études; soit il était offert à d’autres intervenants de l’industrie, ce qui ne faisait qu’accroitre l’influence et le prestige du généreux donateur. C’est comme si votre patron, plutôt que de vous donner votre salaire, le filait en votre nom à des amis ou des associés. »
« Vous avez peut être remarqué que, dans ma description du marché de masse et de l’industrie de l’ère pré-internet, j’ai peu fait allusion au public et aux groupes. Ces deux extrémités du spectre étaient alors difficilement considérées par le reste du business. »
« Il y a quelques années, mon groupe a monté une tournée en Europe de l’Est. Nous sommes allés en République Tchèque, en Pologne, en Croatie, en Slovénie, en Macédoine, en Bulgarie, jusqu’en Turquie. (...) On a joué devant des salles combles, de même taille qu’ailleurs, et le public semblait familier avec notre musique. La grosse différence est que chacune des villes visitées n’a littéralement jamais vendu le moindre de nos disques. 100% de notre renommée là-bas s’est faite de manière informelle, par le biais d’internet ou de la main à la main. »
« L’ancien système était pensé par l’industrie dans le but de servir ses propres pions. Le nouveau, celui ou la musique est partagée de manière informelle et ou les groupes sont en contact direct avec leurs fans, l’a été par les groupes et les fans, sur le modèle de l’ancien underground. »
« En parallèle, les revenus des groupes générés par le live ont également augmenté. Le mien, par exemple, joue depuis 20 ans dans quasiment toujours les mêmes salles. Je devine que vous vous dites que notre public en a marre, pourtant certaines d’entre elles nous payent plus qu’il y a 10 ou 15 ans. Il arrive qu’on nous paye maintenant 4000 ou 5000 quand elles nous payaient 400 ou 500. »
« Les consommateurs (...) est ce qu’ils ont déjà eu leur mot à dire quand leur musique a été compressée, taguée, protégée contre la copie, ou rendue effaçable? Est ce qu’ils ont eu le choix quand iTunes a automatiquement téléchargé le nouvel album de U2 dans leur discothèque? Bien sûr que non. Toutes ces choses ont été décidées, et nous avons dû nous y soumettre. N’avoir plus qu’à se plaindre ou se rebeller n’est pas la même chose que d’être impliqué dans des décisions. »
« Je ne pleure donc pas la perte de ces grands bureaux inefficaces qui ont disparu durant cette mutation, même si je suppose que certaines personnes sont au chômage. Mais il s’est passé la même chose quand l’automobile a remplacé le cheval: tous les forgerons ont dû s’adapter, passer leur temps à faire des portes de jardin plutôt de des fers de chevaux. »
(via http://links.aurem.org/?uPO2FQ)
8 minutes sur le téléscope spatial Hubble.
La page Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubble_%28t%C3%A9lescope_spatial%29
Et 77 pages de photos prises par le téléscope : http://www.spacetelescope.org/images/ (et ya un flux RSS pour la galerie, youpii)
La page Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubble_%28t%C3%A9lescope_spatial%29
Et 77 pages de photos prises par le téléscope : http://www.spacetelescope.org/images/ (et ya un flux RSS pour la galerie, youpii)
« - Ha bah pardon. Et c'est où la touche du RESPECT ?
- C'est là mais toi tu l'as pas cette touche là. TOCARD. »
Copie de sauvegarde : https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/touche-du-respect.png
- C'est là mais toi tu l'as pas cette touche là. TOCARD. »
Copie de sauvegarde : https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/touche-du-respect.png
Comme le souligne Timo (http://lehollandaisvolant.net/index.php?mode=links&id=20141124214857), une étape pour dire qu'on aime, 9 pour dire qu'on aime pas. Le tout « admirablement soutenue par des affiches pour nous dire « où appuyer ». La prise de risque d’obtenir des avis négatifs ou – même constructifs – est minimisée par ce genre de procédé. ».
J'aime pas le marketing, je l'aime encore moins quand il déborde d'auto-complaisance.
J'aime pas le marketing, je l'aime encore moins quand il déborde d'auto-complaisance.
Extrait : « Le musée londonien a demandé aux adeptes les plus talentueux du jeu vidéo de recréer en cubes de pixels des œuvres phares de sa collection. »
Les gens sont fous et géniaux. :)
Les gens sont fous et géniaux. :)
C'est nul. J'ai ri. ^^
(via https://twitter.com/Bouletcorp/status/537353547395104769)
(via https://twitter.com/Bouletcorp/status/537353547395104769)
Extrait : « Nous nous sommes rendu compte que les cartes Navigo sont des cartes à puce se conformant au standard de billettique Calypso et plus particulièrement à la norme INTERCODE. Ainsi donc, en suivant ces normes, nous pouvons accéder en lecture à certains fichiers au sein de la carte.
Parmi ces fichiers, plusieurs informations sont accessibles. Il est tout d’abord possible d’avoir accès à un registre des validations qui contient des informations sur les trois derniers « poinçonnages » du passe Navigo. Par ailleurs, un autre fichier contient des détails sur les abonnements auxquels le titulaire de la carte a souscrit (type d’abonnement, zones de validité, etc…). Cependant, aucune information personnelle sur le détenteur de la carte ne peut être lue. »
Parmi ces fichiers, plusieurs informations sont accessibles. Il est tout d’abord possible d’avoir accès à un registre des validations qui contient des informations sur les trois derniers « poinçonnages » du passe Navigo. Par ailleurs, un autre fichier contient des détails sur les abonnements auxquels le titulaire de la carte a souscrit (type d’abonnement, zones de validité, etc…). Cependant, aucune information personnelle sur le détenteur de la carte ne peut être lue. »
Tableau comparatif des barèmes de la copie privée des pays européens limitrophes à la France.
Copie de sauvegarde : https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/bareme-copie-privee-france-europe.jpeg
Copie de sauvegarde : https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/bareme-copie-privee-france-europe.jpeg
Concernant les 24 images/s au cinéma, je cite Peter Jackson dans l'interview linkée ici (https://links.nekoblog.org/?d0i-2g) : « Ce qu'on sait peu, c'est que ce 24 images/seconde a été développé en 1927 au moment du début du cinéma parlant: c'était la vitesse la plus lente à laquelle on pouvait tourner. C'était à la fois pour économiser de la pellicule et pour faciliter la synchronisation avec le son. Le 24 images/seconde est une vitesse de compromis, pas la meilleure solution pour tourner un film. »
Ya quelques infos par là aussi (tjrs en rapport au cinéma) : http://www.effets-speciaux.info/article?id=765
Et la page Wiki : https://en.wikipedia.org/wiki/Frame_rate
(via http://liens.howtommy.net/?aRY8tQ)
Ya quelques infos par là aussi (tjrs en rapport au cinéma) : http://www.effets-speciaux.info/article?id=765
Et la page Wiki : https://en.wikipedia.org/wiki/Frame_rate
(via http://liens.howtommy.net/?aRY8tQ)
Extrait : « En fait, Coca-Cola est sérieusement en manque de souffle à cette époque et se cherche une icône aux couleurs de la marque pour redynamiser les ventes. Il se trouve que depuis 1866, ce bon vieux Père Noël fait un véritable carton en publicité (notamment chez Michelin et Colgate)... tout de rouge vêtu depuis qu'un illustrateur et caricaturiste du journal new-yorkais Harper's Illustrated Weeklyde, Thomas Nast, l'a ainsi relooké en 1860 !
Ce n'est qu'en 1931 que Coca-Cola offre à Haddon Sundblom l'opportunité de créer son porte-drapeau : un Santa Claus (Père Noël américain) à "l'air jovial et l'attitude débonnaire". La résonnance extraordinaire que put avoir cette campagne publicitaire fît que l'image moderne du bonhomme rouge dans notre culture s'en trouva transformée. »
Ce n'est qu'en 1931 que Coca-Cola offre à Haddon Sundblom l'opportunité de créer son porte-drapeau : un Santa Claus (Père Noël américain) à "l'air jovial et l'attitude débonnaire". La résonnance extraordinaire que put avoir cette campagne publicitaire fît que l'image moderne du bonhomme rouge dans notre culture s'en trouva transformée. »
Ça me rappelle un tweet de Champeau : « Y a quelque chose de déprimant à voir les révélations sur la NSA s'empiler et se dire que les gens s'en foutent... et nos gouvernants aussi. » (https://twitter.com/gchampeau/status/484728155555778560)
EDIT : Les résultats sont téléchargeables ici, ya d'autres trucs intéressants à y voir : http://www.cigionline.org/internet-survey
EDIT : Les résultats sont téléchargeables ici, ya d'autres trucs intéressants à y voir : http://www.cigionline.org/internet-survey
Extrait : « Selon les informations qu’on a pu trouver, Google va vérifier votre adresse IP, le nombre de fois que vous avez chargé la page, votre localisation géographique, etc. C’est surtout l’adresse IP qui sera déterminante, car on pense que Google va comparer votre adresse IP avec une base de donnée d’adresses IP en liste blanche. Si vous êtes dans les bons papiers de Google, alors vous serez autorisé à passer. »
Je serais vraiment curieux de savoir comment Google détermine cette liste blanche d'IP "privée".
(via http://genma.free.fr/shaarli/?nPG98g)
EDIT : Ah oui tiens, j'avais pas fait gaffe que le site en question faisait pas mal d'appel à Google. >.<"
+1 -> « Et si les webmasters commençaient par donner l’exemple ? » (http://lehollandaisvolant.net/index.php?mode=links&id=20141125204553)
Je serais vraiment curieux de savoir comment Google détermine cette liste blanche d'IP "privée".
(via http://genma.free.fr/shaarli/?nPG98g)
EDIT : Ah oui tiens, j'avais pas fait gaffe que le site en question faisait pas mal d'appel à Google. >.<"
+1 -> « Et si les webmasters commençaient par donner l’exemple ? » (http://lehollandaisvolant.net/index.php?mode=links&id=20141125204553)
Extrait : « Pour sa série Soviet Ghosts, la photographe Rebecca Litchfield a voyagé à travers treize pays afin de documenter les vestiges de l’ère soviétique, tombée en 1991 après 70 ans au pouvoir. Des images fascinantes qui reflètent avec beaucoup d’intensité les splendeurs d’une Union Soviétique déchue. Rebecca Litchfield a exploré de nombreux lieux abandonnés, villes, écoles, hôpitaux, asiles ou prisons pour nous offrir cette jolie série de photographies, entre histoire et urbex. »
Extrait : « Today's cutting edge of game consoles brought with them living worlds, new ways to interact with entertainment and experiences that weave seamlessly with vast social networks. They also created a new norm: Selling not a finished game, but the promise of one. »
WTVC NewsChannel 9 : « Don't worry, Dancing with the Stars will beback on after the special report. #Ferguson »
Extrait : « Meetings de Mulhouse, Bordeaux... Désintox continue de relever les bobards de l'ex-président en campagne, qui s'autorise parfois des moments de pure fiction. »
Mme. Ça me déçoit un peu de la part de Del Toto. :/
Extrait : "On oppose souvent aux féministes l’idée qu’il ne servirait à rien de chercher à hâter l’avènement d’une société plus juste, voire pleinement égalitaire. On nous assure qu’il faut laisser du temps au temps, que tout cela est une affaire de renouvellement des générations, qu’il faut donc prendre notre mal en patience; les mentalités évoluent d’elles-mêmes, mieux vaut ne pas les brusquer."