16099 shaares
^^
« Et si le plus beau cadeau à Noël, c’était d’offrir aux enfants un monde sans préjugés ? »
:)
EDIT : http://www.lesnouvellesnews.fr/noel-sans-prejuges-magasins-u/
:)
EDIT : http://www.lesnouvellesnews.fr/noel-sans-prejuges-magasins-u/
« Linus Neumann a créé le « hellbanning », une technique de bannissement astucieuse qu’il explique ainsi : "Le rageux qui a écrit le commentaire le voit posté sur la page, mais tous les autres visiteurs ne le voient pas. Et c’est comme ça que vous enlevez aux gens ce qu’ils veulent : des réactions. Ils écrivent tout seuls sur leur île déserte mais n’obtiennent aucune réaction. Psychologiquement, c’est le moyen le plus efficace pour décourager quelqu’un de continuer à poster." »
« Sa seconde technique, qu’il a appelé « the troll-throttle » (l’étrangleur à troll, en français), est sans doute l’idée la plus maligne et la plus sadique que j’ai pu voir pour lutter contre les trolls. (...) Linus Neumann a donc développé un système qui pousse les personnes qui veulent commenter à remplir un captcha. Une fois le commentaire envoyé, son outil calcule la probabilité que le message soit celui d’un troll. Grâce à cette probabilité, et indépendamment du fait que le captcha ait été bien rempli ou non, le troll se retrouve à devoir remplir un captcha à nouveau, et ce jusqu’à épuisement. Le hacker confie que le record est de quinze tentatives avant abandon. »
« Sa seconde technique, qu’il a appelé « the troll-throttle » (l’étrangleur à troll, en français), est sans doute l’idée la plus maligne et la plus sadique que j’ai pu voir pour lutter contre les trolls. (...) Linus Neumann a donc développé un système qui pousse les personnes qui veulent commenter à remplir un captcha. Une fois le commentaire envoyé, son outil calcule la probabilité que le message soit celui d’un troll. Grâce à cette probabilité, et indépendamment du fait que le captcha ait été bien rempli ou non, le troll se retrouve à devoir remplir un captcha à nouveau, et ce jusqu’à épuisement. Le hacker confie que le record est de quinze tentatives avant abandon. »
Les témoignages se succèdent, tous plus horribles les uns que les autres.
(via https://twitter.com/manhack/status/677818150604304384)
(via https://twitter.com/manhack/status/677818150604304384)
« Le gouvernement veut pouvoir récupérer les objets de grande valeur amenés par les migrants. Une manière de les dissuader de venir. »
oO (via https://twitter.com/TraduisonsLes/status/677813471564668928)
oO (via https://twitter.com/TraduisonsLes/status/677813471564668928)
Interview du philosophe Slavoj Žižek à propos de la situation kurde.
Présentation (en français) du confédéralisme démocratique, le projet politique du PKK pour le Kurdistan.
J'en ai fait un epub > http://files.nekoblog.org/uploads/epubs/confederalisme-democratique-abdullah-ocalan-french.epub (une 30aine de page sur ma liseuse, ça se lit tout bien).
Et ça fait un mois que je traîne ces liens sur l'organisation politique au Rojava, pas encore pris le temps de tout lire mais je pose ça ici.
"L’autonomie démocratique au Rojava et au Bakur"
Part 1/ http://www.autogestion.asso.fr/?p=5597
Part 2/ http://www.autogestion.asso.fr/?p=5604
Un extrait tout de même du premier article d'Association Autogestion : « Öcalan va inventer deux concepts : celui de modernité capitaliste qui décrit l’état du capitalisme actuel. Cette modernité repose sur le nationalisme, l’exploitation économique, l’individualisme et le patriarcat. Autant de rapports à déconstruire. Le confédéralisme démocratique est pensé comme objection donc alternative à la modernité capitaliste. C’est une organisation par « le peuple lui-même », la voie qui permet de reconnaître la pluralité culturelle, sociale et religieuse des peuples qui vivaient dans cette région. Le confédéralisme démocratique serait une actualisation des formes sociales et des habitudes du Moyen-Orient. Il s’agit de construire une contre-hégémonie au rapport destructeur de l’État-nation, au capitalisme et au patriarcat. »
J'en ai fait un epub > http://files.nekoblog.org/uploads/epubs/confederalisme-democratique-abdullah-ocalan-french.epub (une 30aine de page sur ma liseuse, ça se lit tout bien).
Et ça fait un mois que je traîne ces liens sur l'organisation politique au Rojava, pas encore pris le temps de tout lire mais je pose ça ici.
"L’autonomie démocratique au Rojava et au Bakur"
Part 1/ http://www.autogestion.asso.fr/?p=5597
Part 2/ http://www.autogestion.asso.fr/?p=5604
Un extrait tout de même du premier article d'Association Autogestion : « Öcalan va inventer deux concepts : celui de modernité capitaliste qui décrit l’état du capitalisme actuel. Cette modernité repose sur le nationalisme, l’exploitation économique, l’individualisme et le patriarcat. Autant de rapports à déconstruire. Le confédéralisme démocratique est pensé comme objection donc alternative à la modernité capitaliste. C’est une organisation par « le peuple lui-même », la voie qui permet de reconnaître la pluralité culturelle, sociale et religieuse des peuples qui vivaient dans cette région. Le confédéralisme démocratique serait une actualisation des formes sociales et des habitudes du Moyen-Orient. Il s’agit de construire une contre-hégémonie au rapport destructeur de l’État-nation, au capitalisme et au patriarcat. »
« In 2003, the local government in Kamikatsu, Japan decided to require that all residents comply with a new, rigorous recycling program - perhaps the most rigorous in the world. »
Pas encore pris le temps de lire.
(via https://twitter.com/Snowden/status/677616832270987264)
(via https://twitter.com/Snowden/status/677616832270987264)
« Re-salut à toutes ! Mon premier blahblah de la semaine portera sur la spécificité d’être une femme racisée à la campagne.
Ca va être cool.
La spécificité de mon parcours c’est que j’ai grandis dans un petit village de 600 habitants au fin fond du Périgord.
« je suis une rebeu des champs », comme on dit.
Bon, je suis super chauvine, et je considère que le Périgord c’est le best, la comté du Seigneur des Anneaux et le paradis de la bouffe.
Quand on me pose la question fatidique : « Tu viens d’où ? », je bombe le torse et je réponds « Le Périgord » (petit con raciste).
Mais, outre le buco-alcoolisme de mon parcours, être une femme, bougnoule de surcroit à la campagne c’est pas easy.
Laissez moi vous conter mon histoire (et celle de milliers d’entre-nous…) qu’on entend pas beaucoup. beaucoup. beaucoup.
Dans mon village, nous étions 2 familles de rebeu et aucune autre famille racisée. Nous étions les exceptions. Les autres. Les pas pareils.
Et encore, nous étions « acceptables », nous n’étions pas musulmans. ON MANGEAIT DU PORC, et ça c’est bien.
Bref, nous étions des rebeu fréquentables. Un peu gauchiste, certes, mais fréquentables.
Je me souviens que la 1er fois que j’ai compris que j’étais différentes de mes autres camarades, c’est quand ils m’ont qualifié de bougnoule
J’avais 6 ans, j’étais dans mon école primaire avec mes 15 mêmes potes depuis 4 ans et un d’entre eux a appris ce mot à la maison. Stupeur.
Je me souviens de la 2ème fois que j’ai compris que j’étais différente de mes camarades, c’est quand je suis devenue Mel B des Spices girls.
J’avais 8-9 ans, j’étais la fille la plus « bronzée » de mon école, je pense que mes copines n’avaient jamais vu une noire. Violent.
Puis, après j’ai compris que ma mamie n’était pas comme celle de mes copains. Elle avait la même odeur de vielle personne, mais différent.
Elle s’appelle Zoubida, elle porte des djellaba, elle fait la prière, elle mange pas de porc, elle parle arabe, elle m’apprend à danser.
Ma mamie c’est la partie rebeu de ma face. Celle qui m’a permis de comprendre pourquoi j’étais différente et d’où une partie de moi venait.
Toutes ces petites choses imperceptibles qui te construisent. Que tu sais qui sont des moments clés. Cette accumulation.
Si je parle souvent de « copains » c’est que j’étais la seule fille de ma classe, que j’ai appris à « être fille » très tard (au collège).
Imaginez quand j’ai appris en 6ème qu’on « devait » mettre sa langue dans la bouche des garçons. GROSS.
Ma vie à moi c’était les repas de chasse les dimanches midis, trainer avec des gens tous cousins, la soupe de boudin, le vin, le foot.
C’était chasse, pêche et tradition.
Puis j’ai grandis, et les avis se sont affirmés. Mes copains sont devenus des garçons blancs et moi une fille rebeu.
Pas du même monde.
Et je suis devenue « l’ami arabe » celle qui se place derrière le « Je suis pas raciste, j’ai… »
Now, je suis ça.
Celle qu’on aime bien alors que les autres arabes ont les aime pas. Celle qui ne paraît pas dangereuse parce qu’intégrée dans nos codes.
La « fausse » arabe parce que je sais ce que sait qu’une colombière et que je connais le papy raciste du coin qui m’appelle « ma petite ».
Celle qui s’est intégrée. Celle qui date un mec du coin. Celle qui est invitée au mariages et baptêmes.
Je suis la caution non-raciste, fuck
Mais malgré ça, je sens les remarques, les allusions, la « différence » qu’on est pas « pareil » même si je suis périgourdine, comme eux.
Après, et je finirai ici, mon parcours est pas unique, pas le pire, mais ce qui est sûre c’est que nos campagnes ont besoin de politique.
De culture, d’ouverture, de services publiques, de faire des choses et de ne pas traîner dans les champs et TF1.
Si on veut que dans mon bled, le FN ne fasse 30% parce qu’on a peur des sales bougnoules de TF1 il FAUT réinvestir nos campagnes.
Une vraie politique de gauche, une vraie politique féministe (le planning le plus proche est à 45 min), une vraie politique antiraciste.
Et pour ça, et j’en terminerai par là dans mon (trop) long blabla, ça demande une politique sans mépris, sans jugement, sans bofisme.
Allez, bisous et merci de m’avoir écouté. »
Par https://twitter.com/CherCherjournal
Le storify > https://storify.com/Kyoht/etre-une-femme-racisee-a-la-campagne
EDIT : La suite, https://twitter.com/LifeOfAFoC/status/677543686016774144 (tjrs par https://twitter.com/CherCherjournal)
« Mon blah blah d’aujourd’hui portera sur ce que j’appelle mon « passe droit social ».
C’est pas un terme « théorisé » et tout, mais bon.
J’en suis arrivée à réfléchir sur mon « passe droit social » parce que, maintenant je suis en doctorat, je voulais comprendre pourquoi
l’ascenseur social a fonctionné pour ma gueule et pas pour celle des autres, que ce soit mes copines racisées ou mes potes de mon bled.
Mais en plus de l’ascenseur social, c’est aussi toute la « culture dominante » que j’ai intégré ce qui fait que je passe bien les repas.
Et bordel, que c’est un super avantage. Mais, bordel, parfois qu’es-ce que c’est violent socialement.
Moi dans un repas de bobo. http://files.nekoblog.org/uploads/imgs/anigif_original-9783-1448299645-7.gif
Vous comprendrez à cette image tout mon blahblah : je saisis la culture blanche dominante même si je suis (j’étais?) une prolo rebeu.
J’ai des parents qui n’ont pas le bac mais qui sont militants et qui ont énormément valorisé la Connaissance chez moi.
Avec tout le mépris que ça entrainé : on parle français chez moi (pas arabe), on connait le nom des ministres, on connait Schubert.
Mon père veut un abonnement médiapart pour Noël et j’ai beaucoup voyagé (parce qu’on mangeait des pâtes toute l’année).
Tout ça, plus plein de petites choses, on fait que je suis devenue une meuf rebeu acceptable, en tout cas pour les dominants.
J’ai eu la chance d’avoir des parents et une famille qui a toujours valorisé les études comme moyen d’émancipation des filles.
Et avoir un papa blanc. Et avoir un papa blanc. Et avoir un papa blanc. Et avoir un papa blanc.
J’ai pas trop envie de faire un long blahblah today, mais plus de discuter avec vous. Nos « passe droit social » doivent être interrogés.
Je pense que ma trajectoire en tant que femme racisée est spécifique à cause de mon intégration de cette culture dominante.
Même si je veux leur ressembler, je ne serai jamais vraiment eux. Je serai toujours l’Autre. Oui mais l’Autre qui peut rigoler à leur joke.
Et ça change tout.
Allez, bisous. »
Ca va être cool.
La spécificité de mon parcours c’est que j’ai grandis dans un petit village de 600 habitants au fin fond du Périgord.
« je suis une rebeu des champs », comme on dit.
Bon, je suis super chauvine, et je considère que le Périgord c’est le best, la comté du Seigneur des Anneaux et le paradis de la bouffe.
Quand on me pose la question fatidique : « Tu viens d’où ? », je bombe le torse et je réponds « Le Périgord » (petit con raciste).
Mais, outre le buco-alcoolisme de mon parcours, être une femme, bougnoule de surcroit à la campagne c’est pas easy.
Laissez moi vous conter mon histoire (et celle de milliers d’entre-nous…) qu’on entend pas beaucoup. beaucoup. beaucoup.
Dans mon village, nous étions 2 familles de rebeu et aucune autre famille racisée. Nous étions les exceptions. Les autres. Les pas pareils.
Et encore, nous étions « acceptables », nous n’étions pas musulmans. ON MANGEAIT DU PORC, et ça c’est bien.
Bref, nous étions des rebeu fréquentables. Un peu gauchiste, certes, mais fréquentables.
Je me souviens que la 1er fois que j’ai compris que j’étais différentes de mes autres camarades, c’est quand ils m’ont qualifié de bougnoule
J’avais 6 ans, j’étais dans mon école primaire avec mes 15 mêmes potes depuis 4 ans et un d’entre eux a appris ce mot à la maison. Stupeur.
Je me souviens de la 2ème fois que j’ai compris que j’étais différente de mes camarades, c’est quand je suis devenue Mel B des Spices girls.
J’avais 8-9 ans, j’étais la fille la plus « bronzée » de mon école, je pense que mes copines n’avaient jamais vu une noire. Violent.
Puis, après j’ai compris que ma mamie n’était pas comme celle de mes copains. Elle avait la même odeur de vielle personne, mais différent.
Elle s’appelle Zoubida, elle porte des djellaba, elle fait la prière, elle mange pas de porc, elle parle arabe, elle m’apprend à danser.
Ma mamie c’est la partie rebeu de ma face. Celle qui m’a permis de comprendre pourquoi j’étais différente et d’où une partie de moi venait.
Toutes ces petites choses imperceptibles qui te construisent. Que tu sais qui sont des moments clés. Cette accumulation.
Si je parle souvent de « copains » c’est que j’étais la seule fille de ma classe, que j’ai appris à « être fille » très tard (au collège).
Imaginez quand j’ai appris en 6ème qu’on « devait » mettre sa langue dans la bouche des garçons. GROSS.
Ma vie à moi c’était les repas de chasse les dimanches midis, trainer avec des gens tous cousins, la soupe de boudin, le vin, le foot.
C’était chasse, pêche et tradition.
Puis j’ai grandis, et les avis se sont affirmés. Mes copains sont devenus des garçons blancs et moi une fille rebeu.
Pas du même monde.
Et je suis devenue « l’ami arabe » celle qui se place derrière le « Je suis pas raciste, j’ai… »
Now, je suis ça.
Celle qu’on aime bien alors que les autres arabes ont les aime pas. Celle qui ne paraît pas dangereuse parce qu’intégrée dans nos codes.
La « fausse » arabe parce que je sais ce que sait qu’une colombière et que je connais le papy raciste du coin qui m’appelle « ma petite ».
Celle qui s’est intégrée. Celle qui date un mec du coin. Celle qui est invitée au mariages et baptêmes.
Je suis la caution non-raciste, fuck
Mais malgré ça, je sens les remarques, les allusions, la « différence » qu’on est pas « pareil » même si je suis périgourdine, comme eux.
Après, et je finirai ici, mon parcours est pas unique, pas le pire, mais ce qui est sûre c’est que nos campagnes ont besoin de politique.
De culture, d’ouverture, de services publiques, de faire des choses et de ne pas traîner dans les champs et TF1.
Si on veut que dans mon bled, le FN ne fasse 30% parce qu’on a peur des sales bougnoules de TF1 il FAUT réinvestir nos campagnes.
Une vraie politique de gauche, une vraie politique féministe (le planning le plus proche est à 45 min), une vraie politique antiraciste.
Et pour ça, et j’en terminerai par là dans mon (trop) long blabla, ça demande une politique sans mépris, sans jugement, sans bofisme.
Allez, bisous et merci de m’avoir écouté. »
Par https://twitter.com/CherCherjournal
Le storify > https://storify.com/Kyoht/etre-une-femme-racisee-a-la-campagne
EDIT : La suite, https://twitter.com/LifeOfAFoC/status/677543686016774144 (tjrs par https://twitter.com/CherCherjournal)
« Mon blah blah d’aujourd’hui portera sur ce que j’appelle mon « passe droit social ».
C’est pas un terme « théorisé » et tout, mais bon.
J’en suis arrivée à réfléchir sur mon « passe droit social » parce que, maintenant je suis en doctorat, je voulais comprendre pourquoi
l’ascenseur social a fonctionné pour ma gueule et pas pour celle des autres, que ce soit mes copines racisées ou mes potes de mon bled.
Mais en plus de l’ascenseur social, c’est aussi toute la « culture dominante » que j’ai intégré ce qui fait que je passe bien les repas.
Et bordel, que c’est un super avantage. Mais, bordel, parfois qu’es-ce que c’est violent socialement.
Moi dans un repas de bobo. http://files.nekoblog.org/uploads/imgs/anigif_original-9783-1448299645-7.gif
Vous comprendrez à cette image tout mon blahblah : je saisis la culture blanche dominante même si je suis (j’étais?) une prolo rebeu.
J’ai des parents qui n’ont pas le bac mais qui sont militants et qui ont énormément valorisé la Connaissance chez moi.
Avec tout le mépris que ça entrainé : on parle français chez moi (pas arabe), on connait le nom des ministres, on connait Schubert.
Mon père veut un abonnement médiapart pour Noël et j’ai beaucoup voyagé (parce qu’on mangeait des pâtes toute l’année).
Tout ça, plus plein de petites choses, on fait que je suis devenue une meuf rebeu acceptable, en tout cas pour les dominants.
J’ai eu la chance d’avoir des parents et une famille qui a toujours valorisé les études comme moyen d’émancipation des filles.
Et avoir un papa blanc. Et avoir un papa blanc. Et avoir un papa blanc. Et avoir un papa blanc.
J’ai pas trop envie de faire un long blahblah today, mais plus de discuter avec vous. Nos « passe droit social » doivent être interrogés.
Je pense que ma trajectoire en tant que femme racisée est spécifique à cause de mon intégration de cette culture dominante.
Même si je veux leur ressembler, je ne serai jamais vraiment eux. Je serai toujours l’Autre. Oui mais l’Autre qui peut rigoler à leur joke.
Et ça change tout.
Allez, bisous. »
« Hollande et Valls n’étant pas des acteurs politiques irrationnels, il faut trouver une explication autre que celle d’un entêtement dans l’erreur. En réalité, l’exécutif a une feuille de route qu’il poursuit pour le moment avec succès. Ce plan ambitionne de remodeler la carte politique : dans ce nouveau paysage, la gauche sociale serait groupusculaire et une partie de la droite sarkozyste serait aspirée par un FN conquérant. Cette nouvelle configuration permettrait à Hollande et à Valls d’apparaître comme un rempart centriste et modéré face au "péril de l’extrême droite". »
« Il faut noter que la république de Valls n’est ni celle politiquement libérale des révolutionnaires de 1789, ni la Sociale des premiers socialistes. Non, c’est la république qui a dominé la France depuis plus deux siècles : conservatrice, autoritaire et, souvent, antipopulaire, comme celle qui réprima dans le sang la Commune en 1871 ou mena les guerres coloniales. »
« Le néo-républicanisme vallsien peut s’appuyer sur de nombreux alliés objectifs à gauche et à droite (Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, les magazines Marianne, Causeur, Le Point, L’Express, etc.). Tous convergent vers un discours d’ordre et d’autorité, et se refusent à penser et accepter le pluralisme culturel. »
« Une reconfiguration du champ politique autour du clivage néo-républicanisme vs. extrême droite signerait l’arrêt de mort de la gauche et de ses idéaux d’égalité et de pluralisme culturel. La gauche critique doit continuer de résister à l’air du temps austéritaire, en énonçant un programme concret de protection et de bien-être social (...) Elle doit aussi combattre le mantra de la "demande d’autorité", idée promue par les néo-républicains et le FN. Les Français ne souhaitent pas vivre dans une caserne militaire, mais être libres de mener leur vie comme bon leur semble. »
(via https://twitter.com/mathieumatiu/status/677519776416145408)
« Il faut noter que la république de Valls n’est ni celle politiquement libérale des révolutionnaires de 1789, ni la Sociale des premiers socialistes. Non, c’est la république qui a dominé la France depuis plus deux siècles : conservatrice, autoritaire et, souvent, antipopulaire, comme celle qui réprima dans le sang la Commune en 1871 ou mena les guerres coloniales. »
« Le néo-républicanisme vallsien peut s’appuyer sur de nombreux alliés objectifs à gauche et à droite (Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, les magazines Marianne, Causeur, Le Point, L’Express, etc.). Tous convergent vers un discours d’ordre et d’autorité, et se refusent à penser et accepter le pluralisme culturel. »
« Une reconfiguration du champ politique autour du clivage néo-républicanisme vs. extrême droite signerait l’arrêt de mort de la gauche et de ses idéaux d’égalité et de pluralisme culturel. La gauche critique doit continuer de résister à l’air du temps austéritaire, en énonçant un programme concret de protection et de bien-être social (...) Elle doit aussi combattre le mantra de la "demande d’autorité", idée promue par les néo-républicains et le FN. Les Français ne souhaitent pas vivre dans une caserne militaire, mais être libres de mener leur vie comme bon leur semble. »
(via https://twitter.com/mathieumatiu/status/677519776416145408)
« A la faveur de l’état d’urgence et de l’antiterrorisme, la répression se fait féroce. Une justice d’exception qui ne dit pas son nom, selon la politologue Vanessa Codaccioni, auteure de Justice d’exception. L’Etat face aux crimes politiques et terroristes (CNRS éditions). »
« La crypto-for-privacy, si elle vise également à plus de sécurité, a une portée beaucoup plus large, sur des aspects sociaux et politiques notamment. Elle permet de résister aux régimes autoritaires et, dans les régimes démocratiques, autorise plus de transparence en contribuant au fonctionnement d’organisations comme Wikileaks ou en aidant les journalistes à protéger leurs sources. C’est elle qui nous permet d’échanger idées, opinions et selfies dans une relative intimité. Alors que de plus en plus d’activités sont transférées en ligne, c’est cette crypto-for-privacy qui protége d’une surveillance envahissante, accorde (ou pourrait accorder) une vie privée à peu près équivalente à celle dont nous jouissons dans le monde réel. C’est elle qui permet de contourner la censure. En résumé, elle équilibre les pouvoirs. »
Oh une nouvelle loi antiterroriste. Ça faisait longtemps qu'on en avait pas eu une di'donc.
Petit à petit les sociétés de contrôle creusent leurs nids.
Petit à petit s'installe la dystopie.
Petit à petit s'installe la dystopie.
« Various noise artists and alternative musicians covered famous Christmas songs. »
Merzbow, apparemment, Melt-Banana est aussi de la partie (https://www.youtube.com/watch?v=dM9NqSDl12I), faut que je le trouve cet album.
EDIT : Ah oui, 1996, c'est pas tout frais en fait. http://www.discogs.com/Various-The-Christmas-Album/release/1331008
Merzbow, apparemment, Melt-Banana est aussi de la partie (https://www.youtube.com/watch?v=dM9NqSDl12I), faut que je le trouve cet album.
EDIT : Ah oui, 1996, c'est pas tout frais en fait. http://www.discogs.com/Various-The-Christmas-Album/release/1331008