16099 shaares
« Cours de cinéma de Raphaël Colson, gérant de la maison d’édition Les moutons électriques, etessayiste spécialisé dans la culture populaire
Cycle "Mille et une forêts". »
Cycle "Mille et une forêts". »
« PIKACYU*MAKOTO is an alliance between two figureheads of underground Japanese psych/pop, the musically promiscuous Kawabata Makoto (most famous for his leadership of the legendary Acid Mothers Temple), and Afrirampo's Pikacyu. »
De côté pour aller écouter ça plus tard.
De côté pour aller écouter ça plus tard.
« Depuis le 29 août 2015, je suis isolé avec cinq autres scientifiques dans un dôme, sur un volcan, pour simuler et préparer les futures missions sur Mars. Je tiens un journal de bord vidéo, avec une entrée mensuelle, tout au long de la mission. »
À voir aussi son intervention dans le podcast de Florence Porcel > https://youtu.be/xEAvILjEq8g?t=43m56s
https://twitter.com/CyprienVerseux/status/727224982191874048
À voir aussi son intervention dans le podcast de Florence Porcel > https://youtu.be/xEAvILjEq8g?t=43m56s
https://twitter.com/CyprienVerseux/status/727224982191874048
« Ok donc ce soir on parle métissage. ^^
J'ai des lignes directrices mais ça risque d'être un peu décousu parce qu'on entre dans des territoires assez douloureux pour moi.
Pour vous situer un peu je suis lightsking, mais je n'ai pas de white passing, j'ai les cheveux très bouclés (3C genre).
Après la séparation de mes parents (très jeune) je vivais chez mon père et mes grand-parents donc le côté blanc de ma famille.
Ce qui fait qu'assez longtemps j'ai été une "Noire de Schrödinger" noire sans l'être en tout cas pour une partie de ma famille.
Tout ce qui concernait mon identité noire: s'occuper de ma peau, de mes cheveux, le racisme, était le mystère total pour ma famille blanche.
Pour vous donner un ordre d'idée quand j'étais petite ma famille blanche me disait que j'étais "café au lait" et ma maman "chocolat"...
A côté de ça ma mère (qui me voyait le week-end) essayait de me transmettre un héritage culturel noir.
(Et un héritage culturel tout court parce que ma mère m'a trainé pour mon plus grand bonheur dans tous les musées et théâtres de Paris)
C'est elle qui m'a parlé des Black Panthers, m'a parlé du chevalier St Georges, m'a emmené voir des pièces de théâtres africaines,
m'a appris à me coiffer, à m'occuper de ma peau et tout ça dans le peu de temps qu'on passait ensemble.
Le truc c'est que d'un côté je buvais cette culture noire que m'offrait ma mère, de l'autre je me sentais pas légitime à la revendiquer.
Parce que justement j'étais "pas vraiment noire".
Et c'est un peu ce qui s'est passé avec le racisme aussi...
Je l'ai expérimenté dés très jeune même si j'ai toujours vécu dans des milieux divers et protégés (parce que j'ai une chance de dingue)
(TW racisme) Des enfants qui me traitaient de "noirte" ou de "sorcière" à cause de mes cheveux,
à cette scène surréaliste d'une dame en voiture s'arrêtant pour me dire combien "les gens comme moi apportaient le soleil en France",
en passant par toutes sortes de trucs que je comprenaient pas mais étaient en réalité clairement racistes...
(Même si j'ai échappé à beaucoup de choses parce que j'étais relativement claire de peau)
Bah tout ça j'ai compris ce que c'était et que c'était pas normal, encore une fois, grâce à Twitter et grâce aux Afrofems.
Notamment par ordre de follow @The_Economiss, @mrsxroots et @ThisisKiyemis.
Parce que pour ma famille blanche il était *inconcevable* que je sois victime de racisme, et que quand bien même leur réponse c'était
"c'est juste des cons" et "faut laisser couler".
Encore une fois: Aucun moyen de lutter, aucune idées des mécaniques, rien juste "c'est comme ça".
Donc encore une fois l'Afroféminisme a été réellement libérateur par rapport à ça.
On me disait que j'étais pas seule à subir ça, que c'était pas normal, que j'étais légitime dans ma souffrance et mon identité.
Et surtout, évidemment, qu'il y a moyen de changer la donne. èwé
Après quoi j'ai commencé à échanger avec ma maman mais aussi mon papa et mes grand-parents sur ces sujets et j'ai appris des trucs flippants
comment lorsqu'elle était enceinte de moi l'entourage de ma mère lui disait qu'elle faisait "une erreur" et que je me sentirais jamais
à ma place déchirée que je serais entre mes identités contraires (lol) ; comment mon père s'est servi de moi comme caution antiraciste (?!)
genre "je suis pas raciste ma fille est métisse" (WTF DAD), et comment les amis de mes grands-parents qui me chouchoutaient et s'extasiaient
"comme elle est jolie/intelligente ta petite fille" sortaient des horreurs sur lénoirsélézarabes avant d'ajouter:
"Mais ta petite fille, c'est pas pareil."
Bref fin de ce thread sur le métissages mais j'en ai deux autres en stock pour un peu plus tard dans la soirée. »
Par https://twitter.com/NocturneAeros
J'ai des lignes directrices mais ça risque d'être un peu décousu parce qu'on entre dans des territoires assez douloureux pour moi.
Pour vous situer un peu je suis lightsking, mais je n'ai pas de white passing, j'ai les cheveux très bouclés (3C genre).
Après la séparation de mes parents (très jeune) je vivais chez mon père et mes grand-parents donc le côté blanc de ma famille.
Ce qui fait qu'assez longtemps j'ai été une "Noire de Schrödinger" noire sans l'être en tout cas pour une partie de ma famille.
Tout ce qui concernait mon identité noire: s'occuper de ma peau, de mes cheveux, le racisme, était le mystère total pour ma famille blanche.
Pour vous donner un ordre d'idée quand j'étais petite ma famille blanche me disait que j'étais "café au lait" et ma maman "chocolat"...
A côté de ça ma mère (qui me voyait le week-end) essayait de me transmettre un héritage culturel noir.
(Et un héritage culturel tout court parce que ma mère m'a trainé pour mon plus grand bonheur dans tous les musées et théâtres de Paris)
C'est elle qui m'a parlé des Black Panthers, m'a parlé du chevalier St Georges, m'a emmené voir des pièces de théâtres africaines,
m'a appris à me coiffer, à m'occuper de ma peau et tout ça dans le peu de temps qu'on passait ensemble.
Le truc c'est que d'un côté je buvais cette culture noire que m'offrait ma mère, de l'autre je me sentais pas légitime à la revendiquer.
Parce que justement j'étais "pas vraiment noire".
Et c'est un peu ce qui s'est passé avec le racisme aussi...
Je l'ai expérimenté dés très jeune même si j'ai toujours vécu dans des milieux divers et protégés (parce que j'ai une chance de dingue)
(TW racisme) Des enfants qui me traitaient de "noirte" ou de "sorcière" à cause de mes cheveux,
à cette scène surréaliste d'une dame en voiture s'arrêtant pour me dire combien "les gens comme moi apportaient le soleil en France",
en passant par toutes sortes de trucs que je comprenaient pas mais étaient en réalité clairement racistes...
(Même si j'ai échappé à beaucoup de choses parce que j'étais relativement claire de peau)
Bah tout ça j'ai compris ce que c'était et que c'était pas normal, encore une fois, grâce à Twitter et grâce aux Afrofems.
Notamment par ordre de follow @The_Economiss, @mrsxroots et @ThisisKiyemis.
Parce que pour ma famille blanche il était *inconcevable* que je sois victime de racisme, et que quand bien même leur réponse c'était
"c'est juste des cons" et "faut laisser couler".
Encore une fois: Aucun moyen de lutter, aucune idées des mécaniques, rien juste "c'est comme ça".
Donc encore une fois l'Afroféminisme a été réellement libérateur par rapport à ça.
On me disait que j'étais pas seule à subir ça, que c'était pas normal, que j'étais légitime dans ma souffrance et mon identité.
Et surtout, évidemment, qu'il y a moyen de changer la donne. èwé
Après quoi j'ai commencé à échanger avec ma maman mais aussi mon papa et mes grand-parents sur ces sujets et j'ai appris des trucs flippants
comment lorsqu'elle était enceinte de moi l'entourage de ma mère lui disait qu'elle faisait "une erreur" et que je me sentirais jamais
à ma place déchirée que je serais entre mes identités contraires (lol) ; comment mon père s'est servi de moi comme caution antiraciste (?!)
genre "je suis pas raciste ma fille est métisse" (WTF DAD), et comment les amis de mes grands-parents qui me chouchoutaient et s'extasiaient
"comme elle est jolie/intelligente ta petite fille" sortaient des horreurs sur lénoirsélézarabes avant d'ajouter:
"Mais ta petite fille, c'est pas pareil."
Bref fin de ce thread sur le métissages mais j'en ai deux autres en stock pour un peu plus tard dans la soirée. »
Par https://twitter.com/NocturneAeros
« Plusieurs dizaines de policiers se sont présentés au domicile parisien d'une mère et son fils dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils ont remis au jeune homme de 16 ans un arrêté d'interdiction de manifester contre la réforme du code du travail. La mère de famille dénonce un dispositif disproportionné. »
(via http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?vM1iYg)
(via http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?vM1iYg)
« At my new doctor's office »
(via https://twitter.com/_BuffyMars/status/733600137352634368)
(via https://twitter.com/_BuffyMars/status/733600137352634368)
« Hyper-Reality presents a provocative and kaleidoscopic new vision of the future, where physical and virtual realities have merged, and the city is saturated in media. »
« Créer en étant femme, c’est tenter d’ouvrir un espace de rencontre malgré les assignations contradictoires qui informent déjà la réception de notre œuvre. Toujours entre colère et découragement, j’aspire moi aussi à ce que Despentes semble avoir atteint : la fin du tremblement – et je pense ici à Virginia Woolf : « Le jour viendra-t-il où je supporterai de lire mes propres écrits imprimés sans rougir – trembler et avoir envie de disparaître ? » Loin de moi l’idée que les hommes artistes ne sont jamais inquiets ou traversés par la crainte de l’imposture. Mais ils ne le sont pas parce que hommes. » #Delphy
« Après déjà trois jours de blocage, les salariés de la raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville l'Orcher, ont voté majoritairement l'arrêt complet. Une nouvelle étape dans le bras de fer avec le gouvernement, autour de la Loi Travail. »
(via http://shaarli.mydjey.eu/?E8LVew)
(via http://shaarli.mydjey.eu/?E8LVew)