16099 shaares
« Il ne reste plus qu'une poignée de tatoueurs dans la ville de Tunis. Parmi eux, une seule femme : Manel Mahdouani, 28 ans
Si elle n'a pas pignon sur rue, ne bénéficiant d'aucun statut officiel, les clients affluent néanmoins chez elle, attirés par les motifs berbères.
En compagnie de Manel, 360° GEO part à la rencontre des dernières femmes berbères tatouées. »
Si elle n'a pas pignon sur rue, ne bénéficiant d'aucun statut officiel, les clients affluent néanmoins chez elle, attirés par les motifs berbères.
En compagnie de Manel, 360° GEO part à la rencontre des dernières femmes berbères tatouées. »
« Raflés en Afrique, détenus à Cuba, les esclaves de l’Amistad se révoltent en 1839, avant de rallier les États-Unis où ils sont incarcérés. Les survivants seront finalement rapatriés au Sierra Leone, après une longue tournée publicitaire destinée à payer leur voyage. »
« Recensé : Marcus Rediker, Les révoltés de l’Amistad. Une odyssée atlantique (1839-1842), trad. de l’anglais par Aurélien Blanchard, Paris, Seuil, 2015, 410 p. »
« Recensé : Marcus Rediker, Les révoltés de l’Amistad. Une odyssée atlantique (1839-1842), trad. de l’anglais par Aurélien Blanchard, Paris, Seuil, 2015, 410 p. »
Petite sonification des événements générés par les utilisateurs de Github.
(via https://suumitsu.eu/links/?vaTn2w)
(via https://suumitsu.eu/links/?vaTn2w)
EDIT : sauvegarde : https://files.nekoblog.org/uploads/pdf/BTS_Sex_Workers_Speak.pdf
« L’équipe de la mission Gaia s’apprête à livrer son catalogue des astres de la voûte céleste. Un inventaire gigantesque précisant la distance, la position et la taille de plus d’un milliard de corps situés dans la Voie lactée et au-delà. »
1h20 de vidéo sur le champ lexical des politiciens (apparemment, une version courte sera dispo la semaine pro).
Dispo aussi là https://s.badblock.fr/linguisticae/
Et le torrent : https://drive.google.com/file/d/0B81GqRNEwoCDYTVaaVZyaUwyTmM/view
EDIT : Ah, je comprenais pas trop pourquoi, d'un coup, il y avait plusieurs alternatives pour voir la vidéo -> https://twitter.com/Linguisticae/status/781999227920605185
Dispo aussi là https://s.badblock.fr/linguisticae/
Et le torrent : https://drive.google.com/file/d/0B81GqRNEwoCDYTVaaVZyaUwyTmM/view
EDIT : Ah, je comprenais pas trop pourquoi, d'un coup, il y avait plusieurs alternatives pour voir la vidéo -> https://twitter.com/Linguisticae/status/781999227920605185
Le listing de la collection "New Japan" du label Tzadik.
« Histoire de la liberté de la presse et des lois la limitant
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-01.jpeg
4 amendements au projet de loi Égalité et citoyenneté discutée au Sénat remettent act en cause la loi sur la liberté de la presse de 1881
Sur cette question je vous renvoie aux articles de @mediapart et du Canard… Mais quelle est l’histoire de la liberté de la Presse en fr ?
préalable pour piger : l’Etat a x moyens de fixer la liberté de la P, de l’ouvrir ou la limiter (ce qu’on appelle le régime de la presse)
Il peut imposer une autorisation préalable à la fondation d’un journal, ou s’en tenir à une simple déclaration
Il peut imposer une censure préalable (avant la publication d’un texte) ou postérieure (texte en noir dans le journal)
Il fixe des délits de presse : des délits font consensus (appel au meurtre, diffamation) mais il peut y avoir des délits politiques
Il fixe les peines en cas de délits de presses : amendes, prison, suspension du journal ou suppression
Tt dépend ensuite si les procès ont lieu en assises ou en correctionnelle :dvnt des jurés citoyens, les jrnx ont + de chance de s’en tirer
Enfin à la limitat° administrative, judiciaire, peuvent s’ajouter des mesures financières très efficaces (not taxe diverses)
pour l’anecdote la censure est figurée sous les traits d’une femme portant de grand ciseaux et qu’on nomme Anastasie depuis 1870
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-02.jpeg
La taille disproportionnée des ciseaux d’Anastasie en dit long sur la finesse des coupes qu’elle prétend faire
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-03.jpeg
Elle est parfois figurée sous les traits d’une chouette (ou accompagnée d’une chouette : oiseaux qui scrute comme le censeur !
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-04.jpeg
Elle porte souvent des lorgnons, histoire de dire qu’elle est miro et que ces décisions sont souvent arbitraires
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-05.jpeg
Sous l’Ancien régime, point de liberté de la presse (ni en général de liberté d’expression) : censure préalable, répression postérieure..
Toutefois, lors de la convocation des Etats généraux, dans le processus d’élection/rédaction des cahiers, le roi avait octroyé la liberté
Le 5 juillet 1788 il levait la censure et autorisait toutes opinions et publications concernant uniquement les Etats-généraux
La liberté d’opin° et d’express° étaient au cœur des projets des Lumières qui brandissaient l’exemple anglais où elles étaient reconnues
Dès aout 1789, lors de la D° des droits de l’homme, les révolutionnaires reconnaissent la liberté d’opinion et la liberté d’expression
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-06.jpeg
Cela dit, la DDH prévoyait qu’une loi fixe, et donc possiblement limite, l’exercice de ces libertés
Notons ttfois que si le principe affirmé par les constituants comportait sa limitation, c’était à la loi, et non à l’exécutif de la fixer
Reste que l’ « ordre public » restait une notion bien vague…
(mais je ne vous apprends rien, on a eu récemment l'occasion de le noter)
Par ailleurs, la liberté de la presse a presque été conquise avant que d’être accordée : des 10n de journaux voyaient le jour depuis 1788
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-07.jpeg
La plupart de ces journaux se tiraient à qq 100n d’exemplaire, et on les affichait aux murs autant qu’on les lisait (not à haute voix)
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-08.jpeg
Ils pouvaient avoir (et eurent toute la révo) un pouvoir considérable sur l’opinion
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-09.jpeg
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-10.jpeg
avant même la DDH il y avait donc en Fr une presse politique, d’opinion. La DDH ne fit qu'entériner une liberté conquise
Reste que, assez vite, les restrictions tombent, des journaux sont saisis. Ainsi l’Ami du peuple de Marat au lend des journées d’oct 1789
En 1793, dans un contexte de guerre int et ext, une loi sur la presse fixe un certain nombre de délits politiques et limite la liberté
Les feuilles royalistes, puis les feuilles modérées, ensuite girondines (républicains libéraux) sont progressivement interdites
La contrainte continue sous le Directoire (1795-99) visant cette fois les journaux montagnards
La liberté est donc bien mise à mal
Le Directoire innove même en imposant (en bon libéral) des contraintes financières aux journaux
Ils devaient être publiés sur un papier taxé (timbré on disait), ce qui grêvait leur budget
(un petit poinçon attestait du paiement)
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-11.jpeg
Le Consulat puis l’Empire sont des périodes noires pour toutes les libertés, et donc la liberté de la presse
2 mois après le coup d’état du 18 brumaire, un décret supprime la liberté de la presse : les journaux politiques sont interdits
Les seuls journaux qui survivent sont ceux qui ne parlent que d’art, sciences, littératures et commerce
En plus du Moniteur universel qui n’est que la voix de son maitre : Napo !
A la fin de l’empire il ne restait plus que 4 journx à Paris
Un censeur est attaché à chq journal, payé par le journal !
La police a droit de saisir toute publication, de détruire les stocks
De prime abord les choses s’arrangent sous la Restauration puis plus encore sous la monarchie de Juillet
En effet, le retour des Bourbons est un compromis entre monarchistes et libéraux : ok pour le roi, mais on rétablit les libertés
Encore faut il comprendre ce que signifie la liberté pour un libéral de l’époque…
(ça pique un peu)
Certes, toutes les grandes lois libérales en matière de presse interdisent l’usage de la censure (bye bye anastasie!)
Certes aussi elles limitent les délits de presse à qq délits qui font consensus (d’appel au meurtre ou à la destruction, diffamation)
Les lois libérales de la période (1819 puis 1830) renvoient les procès de presse devant les assises, donc devant les jurys.
à l’inverse, les périodes où les ultras royalistes sont au pouvoir et font de nelles lois sur la presse (1820) accroissent les délits
reconnaissant des délits d’opinion, dit de "mauvais esprit" ! en 1822 : atteinte religion, roi, chambre, constitution, Gouv…
les lois ultras renvoient les procès de presse en correctionnelle où la répression est sévère
à deux reprises même les ultras tentent de rétablir la censure (tentative avortée en 1827, et les ordonnances de juillet 1830)
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-12.jpeg
A noter que les deux fois, cela a entrainé une résistance immédiate, et même la révolution de Juillet 1830 !
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-13.jpeg
Mais bon, dans les phases libérales (donc 1815-22, puis 1830-48), sur le papier, à priori, ça roule, la presse est libre !!
Sauf que…
pour limiter l’usage de la liberté de presse, les libéraux imposent des conditions financières pour fonder un journal !
Non seulement les journaux doivent être imprimés sur un papier timbré couteux
Mais surtout pour fonder un journal il faut déposer un lourd cautionnement (soit une somme d’argent très conséquente, 10 000 fr en 1822!)
Voilà qui dans un même mouvement empêche une grande partie de la population de fonder un journal, et une grande encore de l’acheter
Autant dire qu’il n’y avait pas bcp de presse ouvrière…
Certes, une démocratisation s’opère doucement sous la monarchie de juillet : le cautionnement, le timbre sont abaissés
Et surtout le prix des journaux baissent avec l’ introduction pub, petite révo dans l’histoire de la presse vers 1836
une presse ouvrière, une presse féministe (mot plus tardif) voient le jour
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-14.jpeg
en d’autre termes… les libéraux défendent les libertés mais en restreignent l’exercice effectif à 1 élite fortunée ! (comme pour le vote)
Bon, j’accèlère un peu. La IIe république est un temps de liberté à laquelle le second empire met fin
Pour la presse c’est un des pire régime : restrictions politiques, administratives, judiciaires, financières.
Cautionnement, autorisation préalable pour fonder un journal, papier timbré, délits nombreux, correctionnelle.
Pire, toute condamnation entrainait pour le rédacteur en chef la perte de sa fonction pour 3 ans
Un journal deux fois condamné était interdit.
Les jrnx faisaient aussi l’objet « d’avertissements » du préfet ou d’un ministre !
2 avertissements (donc même pas une condamnation) et hop suspendu pour 2 mois.
3 avert, suppression du journal
décision de l'exécutif
dans ces conditions, les journaux se censuraient eux-memes… personne ne se lançait à critiquer le régime !
les articles étaient creux
(ça s’arrange un peu à la fin de l’Empire, mais bon… pas non plus des masses)
Il faut attendre l’installation (difficile) de la république pour que soit – enfin – voté 1 loi très libérale en matière de presse : 1881
(nous y voilà) la loi de 1881 est sans doute la presse la plus libre qu’il soit, bien plus qu’aujourd’hui
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-15.jpeg
délits de presse limités aux délits de droit commun – aucune censure ni autorisat° préalable – jury – levée des mesures financières
Une liberté de la presse qui connut qq excès : en témoigne la violence antisémite qui s’y déchaina à la fin du 19e sc
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-16.jpeg
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-17.jpeg
Zola écrivait ainsi en 1894 en plein déchainement antisémite de l’affaire Dreyfus
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-18.jpeg
La 1ere limite à la liberté date de 1893. Dans l’émot° suscitée par des attentats anarchistes, le parlement vote les lois « scélérates »
Tt «propagande anarchiste», tt «apologie» de l’anarchie devenait un délit. De nbx journaux anars mais aussi socialistes furent interdits
j’ai raconté ça ici http://www.politis.fr/articles/2015/11/etat-durgence-le-precedent-des-lois-scelerates-33205/
Au 20e sc, x lois interdirent les propos racistes. Mais sinon la L de la presse resta de mise (sauf s/ la 1ere GM et le régime de Vichy)
je ne parle ici que du régime légal. La mainmise des financiers s/ les groupes médiatique est une autre menace (importante et croissante)
Mais je m’arrête là, je voulais juste dans le contexte du débat au Sénat, rappeler l’histoire des lois sur la presse
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-19.jpeg »
Le storify : https://storify.com/LarrereMathilde/la-liberte-contre-anastasie
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-01.jpeg
4 amendements au projet de loi Égalité et citoyenneté discutée au Sénat remettent act en cause la loi sur la liberté de la presse de 1881
Sur cette question je vous renvoie aux articles de @mediapart et du Canard… Mais quelle est l’histoire de la liberté de la Presse en fr ?
préalable pour piger : l’Etat a x moyens de fixer la liberté de la P, de l’ouvrir ou la limiter (ce qu’on appelle le régime de la presse)
Il peut imposer une autorisation préalable à la fondation d’un journal, ou s’en tenir à une simple déclaration
Il peut imposer une censure préalable (avant la publication d’un texte) ou postérieure (texte en noir dans le journal)
Il fixe des délits de presse : des délits font consensus (appel au meurtre, diffamation) mais il peut y avoir des délits politiques
Il fixe les peines en cas de délits de presses : amendes, prison, suspension du journal ou suppression
Tt dépend ensuite si les procès ont lieu en assises ou en correctionnelle :dvnt des jurés citoyens, les jrnx ont + de chance de s’en tirer
Enfin à la limitat° administrative, judiciaire, peuvent s’ajouter des mesures financières très efficaces (not taxe diverses)
pour l’anecdote la censure est figurée sous les traits d’une femme portant de grand ciseaux et qu’on nomme Anastasie depuis 1870
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-02.jpeg
La taille disproportionnée des ciseaux d’Anastasie en dit long sur la finesse des coupes qu’elle prétend faire
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-03.jpeg
Elle est parfois figurée sous les traits d’une chouette (ou accompagnée d’une chouette : oiseaux qui scrute comme le censeur !
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-04.jpeg
Elle porte souvent des lorgnons, histoire de dire qu’elle est miro et que ces décisions sont souvent arbitraires
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-05.jpeg
Sous l’Ancien régime, point de liberté de la presse (ni en général de liberté d’expression) : censure préalable, répression postérieure..
Toutefois, lors de la convocation des Etats généraux, dans le processus d’élection/rédaction des cahiers, le roi avait octroyé la liberté
Le 5 juillet 1788 il levait la censure et autorisait toutes opinions et publications concernant uniquement les Etats-généraux
La liberté d’opin° et d’express° étaient au cœur des projets des Lumières qui brandissaient l’exemple anglais où elles étaient reconnues
Dès aout 1789, lors de la D° des droits de l’homme, les révolutionnaires reconnaissent la liberté d’opinion et la liberté d’expression
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-06.jpeg
Cela dit, la DDH prévoyait qu’une loi fixe, et donc possiblement limite, l’exercice de ces libertés
Notons ttfois que si le principe affirmé par les constituants comportait sa limitation, c’était à la loi, et non à l’exécutif de la fixer
Reste que l’ « ordre public » restait une notion bien vague…
(mais je ne vous apprends rien, on a eu récemment l'occasion de le noter)
Par ailleurs, la liberté de la presse a presque été conquise avant que d’être accordée : des 10n de journaux voyaient le jour depuis 1788
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-07.jpeg
La plupart de ces journaux se tiraient à qq 100n d’exemplaire, et on les affichait aux murs autant qu’on les lisait (not à haute voix)
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-08.jpeg
Ils pouvaient avoir (et eurent toute la révo) un pouvoir considérable sur l’opinion
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-09.jpeg
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-10.jpeg
avant même la DDH il y avait donc en Fr une presse politique, d’opinion. La DDH ne fit qu'entériner une liberté conquise
Reste que, assez vite, les restrictions tombent, des journaux sont saisis. Ainsi l’Ami du peuple de Marat au lend des journées d’oct 1789
En 1793, dans un contexte de guerre int et ext, une loi sur la presse fixe un certain nombre de délits politiques et limite la liberté
Les feuilles royalistes, puis les feuilles modérées, ensuite girondines (républicains libéraux) sont progressivement interdites
La contrainte continue sous le Directoire (1795-99) visant cette fois les journaux montagnards
La liberté est donc bien mise à mal
Le Directoire innove même en imposant (en bon libéral) des contraintes financières aux journaux
Ils devaient être publiés sur un papier taxé (timbré on disait), ce qui grêvait leur budget
(un petit poinçon attestait du paiement)
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-11.jpeg
Le Consulat puis l’Empire sont des périodes noires pour toutes les libertés, et donc la liberté de la presse
2 mois après le coup d’état du 18 brumaire, un décret supprime la liberté de la presse : les journaux politiques sont interdits
Les seuls journaux qui survivent sont ceux qui ne parlent que d’art, sciences, littératures et commerce
En plus du Moniteur universel qui n’est que la voix de son maitre : Napo !
A la fin de l’empire il ne restait plus que 4 journx à Paris
Un censeur est attaché à chq journal, payé par le journal !
La police a droit de saisir toute publication, de détruire les stocks
De prime abord les choses s’arrangent sous la Restauration puis plus encore sous la monarchie de Juillet
En effet, le retour des Bourbons est un compromis entre monarchistes et libéraux : ok pour le roi, mais on rétablit les libertés
Encore faut il comprendre ce que signifie la liberté pour un libéral de l’époque…
(ça pique un peu)
Certes, toutes les grandes lois libérales en matière de presse interdisent l’usage de la censure (bye bye anastasie!)
Certes aussi elles limitent les délits de presse à qq délits qui font consensus (d’appel au meurtre ou à la destruction, diffamation)
Les lois libérales de la période (1819 puis 1830) renvoient les procès de presse devant les assises, donc devant les jurys.
à l’inverse, les périodes où les ultras royalistes sont au pouvoir et font de nelles lois sur la presse (1820) accroissent les délits
reconnaissant des délits d’opinion, dit de "mauvais esprit" ! en 1822 : atteinte religion, roi, chambre, constitution, Gouv…
les lois ultras renvoient les procès de presse en correctionnelle où la répression est sévère
à deux reprises même les ultras tentent de rétablir la censure (tentative avortée en 1827, et les ordonnances de juillet 1830)
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-12.jpeg
A noter que les deux fois, cela a entrainé une résistance immédiate, et même la révolution de Juillet 1830 !
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-13.jpeg
Mais bon, dans les phases libérales (donc 1815-22, puis 1830-48), sur le papier, à priori, ça roule, la presse est libre !!
Sauf que…
pour limiter l’usage de la liberté de presse, les libéraux imposent des conditions financières pour fonder un journal !
Non seulement les journaux doivent être imprimés sur un papier timbré couteux
Mais surtout pour fonder un journal il faut déposer un lourd cautionnement (soit une somme d’argent très conséquente, 10 000 fr en 1822!)
Voilà qui dans un même mouvement empêche une grande partie de la population de fonder un journal, et une grande encore de l’acheter
Autant dire qu’il n’y avait pas bcp de presse ouvrière…
Certes, une démocratisation s’opère doucement sous la monarchie de juillet : le cautionnement, le timbre sont abaissés
Et surtout le prix des journaux baissent avec l’ introduction pub, petite révo dans l’histoire de la presse vers 1836
une presse ouvrière, une presse féministe (mot plus tardif) voient le jour
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-14.jpeg
en d’autre termes… les libéraux défendent les libertés mais en restreignent l’exercice effectif à 1 élite fortunée ! (comme pour le vote)
Bon, j’accèlère un peu. La IIe république est un temps de liberté à laquelle le second empire met fin
Pour la presse c’est un des pire régime : restrictions politiques, administratives, judiciaires, financières.
Cautionnement, autorisation préalable pour fonder un journal, papier timbré, délits nombreux, correctionnelle.
Pire, toute condamnation entrainait pour le rédacteur en chef la perte de sa fonction pour 3 ans
Un journal deux fois condamné était interdit.
Les jrnx faisaient aussi l’objet « d’avertissements » du préfet ou d’un ministre !
2 avertissements (donc même pas une condamnation) et hop suspendu pour 2 mois.
3 avert, suppression du journal
décision de l'exécutif
dans ces conditions, les journaux se censuraient eux-memes… personne ne se lançait à critiquer le régime !
les articles étaient creux
(ça s’arrange un peu à la fin de l’Empire, mais bon… pas non plus des masses)
Il faut attendre l’installation (difficile) de la république pour que soit – enfin – voté 1 loi très libérale en matière de presse : 1881
(nous y voilà) la loi de 1881 est sans doute la presse la plus libre qu’il soit, bien plus qu’aujourd’hui
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-15.jpeg
délits de presse limités aux délits de droit commun – aucune censure ni autorisat° préalable – jury – levée des mesures financières
Une liberté de la presse qui connut qq excès : en témoigne la violence antisémite qui s’y déchaina à la fin du 19e sc
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-16.jpeg
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-17.jpeg
Zola écrivait ainsi en 1894 en plein déchainement antisémite de l’affaire Dreyfus
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-18.jpeg
La 1ere limite à la liberté date de 1893. Dans l’émot° suscitée par des attentats anarchistes, le parlement vote les lois « scélérates »
Tt «propagande anarchiste», tt «apologie» de l’anarchie devenait un délit. De nbx journaux anars mais aussi socialistes furent interdits
j’ai raconté ça ici http://www.politis.fr/articles/2015/11/etat-durgence-le-precedent-des-lois-scelerates-33205/
Au 20e sc, x lois interdirent les propos racistes. Mais sinon la L de la presse resta de mise (sauf s/ la 1ere GM et le régime de Vichy)
je ne parle ici que du régime légal. La mainmise des financiers s/ les groupes médiatique est une autre menace (importante et croissante)
Mais je m’arrête là, je voulais juste dans le contexte du débat au Sénat, rappeler l’histoire des lois sur la presse
https://files.nekoblog.org/uploads/imgs/tweet-larrere-liberte-presse-19.jpeg »
Le storify : https://storify.com/LarrereMathilde/la-liberte-contre-anastasie