16099 shaares
« This has been the most touching message i've ever recieved. This beautiful blind cat's name is Namık. They say he acts that way whenever he is shown my videos. It's so impressive for me... Always be happy Namık ! » https://www.instagram.com/p/BYzQXpjgZ46/
« Si le noise possède également un riche répertoire au sein de la musique électronique, c’est sur celui à guitare que l’on se penche aujourd’hui. Retour donc sur plus de 35 ans de distortions sombres et menacantes au fil de trois playlists. »
Noise rock 1980-1999 : https://open.spotify.com/user/1120145134/playlist/3paPusReBCRCzP6KH0hxI9
Noise rock 2000-2009 : https://open.spotify.com/user/1120145134/playlist/163lvPbJgA5diNsqVtvFGI
Noise rock 2010-2016 : https://open.spotify.com/user/1120145134/playlist/3s7app52wL4Om8JLIs3K4E
Noise rock 1980-1999 : https://open.spotify.com/user/1120145134/playlist/3paPusReBCRCzP6KH0hxI9
Noise rock 2000-2009 : https://open.spotify.com/user/1120145134/playlist/163lvPbJgA5diNsqVtvFGI
Noise rock 2010-2016 : https://open.spotify.com/user/1120145134/playlist/3s7app52wL4Om8JLIs3K4E
Le texte de la chanson Red Right Hand de Nick Cave (https://www.youtube.com/watch?v=RrxePKps87k) mis en image.
« Féministe, tu as sans doute déjà rencontré, lors d'un débat, cette personne qui te parlait des animaux pour justifier les rôles genrés ?
Qui t'expliquait que "oui mais après tout, c'est bien les babouines et les lionnes qui s'occupent des enfants" ? Colette Guillaumin aussi
Elle a écrit un article sur "l'éthologie", et la mode soudaine des docus animaliers apparue vers les années 60
Elle y inclut toute la vulgarisation scientifique autour des études animalières, revues, articles de presse, etc.
Elle remarque que souvent, ces études parlent en fait moins des animaux que des hommes, et de la sociabilité humaine
"Ancienne tradition assurément que l'appel aux animaux pour figurer les hommes", dit-elle en citant les fables de La Fontaine en exemple
Le présupposé de beaucoup de ces docus, remarque-t-elle, c'est de réduire la socialité humaine à une socialité "animale" homogène
"Ceci au profit d'une homogénéité supposée de la socialité du vivant". Sauf qu'en fait, si souvent on tente d'expliquer l'homme en observant les lions ou les loups, on défend par contre les différences entre les espèces entre elles : on dit "l'H est un loup pour l'H", mais on ne se préoccupe pas d'expliquer le loup par le chimpanzé. Le référent est tjs l'H, pas le comportement socio-animal en tant que tel
Conclusion : "l'animal est le masque qui dissimule le projet de justifier l'homme", et un ordre social
Du coup, quels animaux sont choisis, se demande Guillaumin ? En fait, ça dépend de ce qu'on cherche à prouver au départ
"L'ensemble des sociétés animales [...] vient offrir des miroirs à chacun des aspects de la socialité de l'homme"
"Car en effet, ce ne sont pas ts les aspects d'une société animale donnée qui vont venir, dans leur totalité, expliquer la socialité humaine Ce sont les aspects de la société animale, atomisés, qui sont le plus propres à confirmer l'idée qu'on s'est déjà faite sur les caractères dominants de la socialité humaine".
Du coup, si le but est de garder les femmes à la cuisine, "on ne manquera pas de trouver les babouins ou les vaches qui viendront de leur exclusivisme femello-parental appuyer les vues les plus solides sur la spécialisation naturelle des F" à s'occuper des enfants, les nourrir, etc. "Les espèces animales où [...] le sens paternel assure seul la conservation de l'espèce seront noyées d'une épaisse obscurité".
Conclusion : "Les sociétés animales offrent une si vaste étendue de faits, interprétables dans des directions fondamentalement différentes, qu'on ne pourrait sérieusement défendre l'idée d'un ordre naturel, universel, immuable, propre à la socialité de toutes les formes animales".
J'ajoute un dernier truc qu'elle développe car ce thread comment à être beaucoup trop long lol : elle remarque que les historiens sont svt prudents sur la possibilité de comparer des sociétés humaines, idem les anthropologues ; pourquoi alors on accepte si facilemt de commenter la conduite d'un groupe humaine à la lumière d'un autre groupe animal ? Ce faisant, dit-elle, on refuse de tenir compte de 3 éléments constitutifs de la socialité humaine : la technique, la conscience, et l'histoire.
Voilà j'arrête ici, le titre de l'article :
"Les harengs et les tigres. Remarques sur l'éthologie", publié en 1978 pour la 1ère fois et republié là dedans : https://editions-ixe.fr/content/sexe-race-pratique-du-pouvoir »
Qui t'expliquait que "oui mais après tout, c'est bien les babouines et les lionnes qui s'occupent des enfants" ? Colette Guillaumin aussi
Elle a écrit un article sur "l'éthologie", et la mode soudaine des docus animaliers apparue vers les années 60
Elle y inclut toute la vulgarisation scientifique autour des études animalières, revues, articles de presse, etc.
Elle remarque que souvent, ces études parlent en fait moins des animaux que des hommes, et de la sociabilité humaine
"Ancienne tradition assurément que l'appel aux animaux pour figurer les hommes", dit-elle en citant les fables de La Fontaine en exemple
Le présupposé de beaucoup de ces docus, remarque-t-elle, c'est de réduire la socialité humaine à une socialité "animale" homogène
"Ceci au profit d'une homogénéité supposée de la socialité du vivant". Sauf qu'en fait, si souvent on tente d'expliquer l'homme en observant les lions ou les loups, on défend par contre les différences entre les espèces entre elles : on dit "l'H est un loup pour l'H", mais on ne se préoccupe pas d'expliquer le loup par le chimpanzé. Le référent est tjs l'H, pas le comportement socio-animal en tant que tel
Conclusion : "l'animal est le masque qui dissimule le projet de justifier l'homme", et un ordre social
Du coup, quels animaux sont choisis, se demande Guillaumin ? En fait, ça dépend de ce qu'on cherche à prouver au départ
"L'ensemble des sociétés animales [...] vient offrir des miroirs à chacun des aspects de la socialité de l'homme"
"Car en effet, ce ne sont pas ts les aspects d'une société animale donnée qui vont venir, dans leur totalité, expliquer la socialité humaine Ce sont les aspects de la société animale, atomisés, qui sont le plus propres à confirmer l'idée qu'on s'est déjà faite sur les caractères dominants de la socialité humaine".
Du coup, si le but est de garder les femmes à la cuisine, "on ne manquera pas de trouver les babouins ou les vaches qui viendront de leur exclusivisme femello-parental appuyer les vues les plus solides sur la spécialisation naturelle des F" à s'occuper des enfants, les nourrir, etc. "Les espèces animales où [...] le sens paternel assure seul la conservation de l'espèce seront noyées d'une épaisse obscurité".
Conclusion : "Les sociétés animales offrent une si vaste étendue de faits, interprétables dans des directions fondamentalement différentes, qu'on ne pourrait sérieusement défendre l'idée d'un ordre naturel, universel, immuable, propre à la socialité de toutes les formes animales".
J'ajoute un dernier truc qu'elle développe car ce thread comment à être beaucoup trop long lol : elle remarque que les historiens sont svt prudents sur la possibilité de comparer des sociétés humaines, idem les anthropologues ; pourquoi alors on accepte si facilemt de commenter la conduite d'un groupe humaine à la lumière d'un autre groupe animal ? Ce faisant, dit-elle, on refuse de tenir compte de 3 éléments constitutifs de la socialité humaine : la technique, la conscience, et l'histoire.
Voilà j'arrête ici, le titre de l'article :
"Les harengs et les tigres. Remarques sur l'éthologie", publié en 1978 pour la 1ère fois et republié là dedans : https://editions-ixe.fr/content/sexe-race-pratique-du-pouvoir »
« Boris are a hard band to describe, other than in purely factual terms — like “there’s three of them and they’re from Japan”. (...) But the one thing? (...) Boris. Are. Heavy. »